En début de semaine, lundi 14 juillet, je suis allé à une réception donnée par le consulat de France. J'ai donc cumulé deux jours de suite deux fabuleux buffets ! Mouahah! De plus, ça a été l'occasion de faire des rencontres sympa avec d'autres Français installés ici et de retrouver certains métis déjà croisés aux détours de précédentes fêtes.

Quoiqu'il en soit, cela m'est sujet à réflexion. Peu de gens connaissent, je pense, ce genre de sentiments. Je m'explique. Durant la Guerre d'Algérie et même avant, mon grand-père avait une règle : ne jamais se rendre à Alger le jour du 14 juillet afin de ne même pas passer sous un drapeau français arboré depuis un balcon. Ça aurait été pour lui signe de soumission. Et voici que je me rends de mon plein gré à une telle réception donnée par le Consulat de France. Les temps changent.

Des fois, j'ai un petit pincement au cœur quand je repense à ceci. Je me dis qu'il doit se retourner... là où il est (mort au combat, pas retrouvé son corps, pas de tombe). Je me considère Français, parle peu arabe. Mais c'est la marche du temps, c'est ainsi.