27 avril 2008
Publicité
Hélène fait de la pub et elle n'a même pas pris la peine de m'en avertir. Bah dis donc :s ! Ou ptêt qu'elle a voulu me laisser la surprise ? Toujours est il que je l'ai vue à la gare.

Celle de gauche... C'est le début de la gloire.
Mwahah!
26 avril 2008
La reprise
Qu'est ce qu'il fait, Mouli, ces temps-ci ? Facile, j'ai repris les cours !
Ce semestre, je suis en niveau 5, niveau le plus élevé pour l'apprentissage pur de la langue, de ce programme (après, il y a "japonais académique" ou carrément "cours réguliers", en Japonais avec les autres étudiants japonais. Ça, c'est bien sûr pour ceux qui peuvent les suivre, a priori, ceux qui étaient niveau 4 ou 5 en septembre. Donc, je suis en 5 A et B et en kanji 4 A. Vous suivez ? Depuis le temps que j'explique la différence entre les cours A et B.
Ce qu'on fait, c'est qu'on étudie la plupart du temps des articles de journaux, des journaux télévisés, des émissions, etc. (4B, oral), soit faits soit histoires racontées, le plus souvent anecdotes, vécu d'une personnalité (4A, écrit).
On a par exemple étudié un texte où l'auteur était allé explorer les toilettes du monde (!). Ou encore, un autre qui s'était étonné des hochements de têtes albanais (oui avec un hochement de tête horizontal, et non verticale)... ouais bizarre. Ça paie pas de mine, dit comme ça, mais c'est marrant, et intéressant.
Fait intéressant : il n'est plus question de grammaire, du moins dans ce début d'étude de textes que l'on fait. Y en aura-t-il par la suite ? Est on sensé en savoir suffisamment ?
Quant au bouquin d'oral, il contient des extraits d'articles de journaux plutôt récent (début de l'année 2007). Et là, je vois que c'est parfaitement compréhensible... sauf le vocabulaire, pour lequel il faut s'armer de son dictionnaire. Ça regorge de vocabulaire sans rendre le texte incompréhensible si l'on le lit de manière brute une première fois.
Alors, des fois, c'est marrant, je suis sensé être à un niveau avancé, mais j'ai l'impression que je ne le suis pas. N'aurais-je pas réalisé ? Bien-sûr, je me dit aussi qu'il y a obligatoirement du progrès depuis septembre. Je réalise peu à peu, tout en sachant qu'il y aura toujours des trucs pour me remettre à ma place (et ce sera toujours le cas même en 2080). En outre, je ne sais pas où Fukutomi, qui nous avait en oral en février-mars, allait chercher ses journaux télévisés mais c'était carrément incompréhensible et déroutant, contrairement à celles de maintenant (ptêt aussi que c'est parce qu'elle n'avait aucune méthode?).
A cela, viennent se mêler les cours de kanji. Rien à signaler, comme d'hab : marche ou crève.
Comme professeurs de langue, j'ai Takada (que j'avais déjà eu au niveau 3), Pierre Desproges Sensei (trop drôle, il lui ressemble trop mwahahah! alias Abe) et Morimoto pour les kanji. Rien à redire sur eux. Morimoto, est très scolaire, et c'est très bien comme ça. Takada et Abe, leur passe-temps, c'est de parler. Ils rendent leurs cours passionnant.
Les autres cours : j'ai pris "business japonais", "société japonaise" et "relations internationales du Japon". C'est intéressant.
Business et société sont pris en charge par M. Collick (pas All, mais Martin de son prénom). Je l'avais déjà eu au premier semestre en business. C'est un vieux roublard. On ne saurait dire s'ils ont construit Kangaku autour de lui ou s'il est venu après. Il a 70 piges et est au Japon depuis les années 50. Dans le cours sur la société japonaise, il nous a raconté une anecdote amusante. Il a demande son actuelle femme en mariage... et l'a embrassé pour la première fois quelques jours/semaines après (!). Et beh, quel ordre ! Aye Caramba !
Le cours de relations internationales est assuré par M. Takeuchi. Il parle anglais... comme un japonais quoi (!). Ça restera toujours meilleur que moi (arf). C'est intéressant, surtout les débats qu'on organise... même si c'est vrai que des fois, faut se donner des baffes pour s'éveiller pour cours qu'il donne ensuite. Ah ! Et comme il a donné des cours à Genève, il parle aussi français ! Il sait dire :"je ne parle pas français". Etonnant, non ?
Je ne suis donc pas mort et me porte bien (mwaha!).
17 avril 2008
Un an déjà
Tiens, je viens de me rendre compte que ce blog avait un an, né le 17 avril 2007...
Et bien, joyeux anniversaire !
07 avril 2008
Hanami
Un message rien de plus banal pour un des étudiants en échange qui veut exposer une facette de la culture japonaise (je ne serai ni le premier ni le dernier).
Ce week-end, il a fait beau. L'occasion idéale de sortir en groupe et de se retrouver afin de faire un Hanami, comme il est de coutume, cette période de l'année au Japon. Le parc qui entoure la Shukugawa était tout indiqué pour le faire.

Comme le montrent ces photos depuis la sortie de la gare Shukugawa jusqu'au parc, nous n'étions bien sûr pas les seuls à vouloir nous y rendre. Quel monde !
Pour ceux qui ne le savent pas, un hanami, qu'est ce que c'est ? Ca veut dire littéralement "admirer les fleurs". En fait, c'est la période de floraison des cerisiers. Les Japonais profitent de ce fait pour sortir (encore faut il qu'il fasse beau) en famille et/ou entre amis afin de pic niquer aux pieds de ces cerisiers fleuris, lors de cet instant impermanent qui ne dure que quelques jours par an. Il y a d'autres activités, comme le kingyosukui pour les enfants . C'est de la pêche aux poissons rouges dans un petit bac, comme notre pêche aux canards mais avec des animaux vivants. On rend ces poissons à la fin et on les échange contre des cadeaux. Une véritable foire est donc organisée. C'est un véritable temps de relaxation et d'amusement. 
Causette entre nous.
Nous étions au bas mot 16 (!) à nous être réunis : des étudiants en échange et des autochtones de tous âges, de la famille de Hide (qui nous avait précédemment invité au yakiniku puis au resto de sashimi). Nous avons, par là même, découvert que Hide avait une famille géniale. En espérant les revoir bientôt.
J'ai trouvé une copine pour Ibtissem !
04 avril 2008
Stationnement interdit
En exclusivité, voici les délinquants de Kobe !

Mouarf ! Et c'est comme ça sur près de 100 mètres. Quelle bande de voyous quand même... Ils sont prêts à tout pour arriver le plus vite au pachinko.
Et je n'ai jamais vu de verbalisation de ce coin. C'est désormais admis et personne ne se plaint - faut dire que tout le monde le fait. Rien à fiche que la ligne matérialise le "trottoir", le plus important, c'est le pachinko, na !
03 avril 2008
Cérémonie d'entrée à l'université
Hier, alors que je me suis rendu à l'université avec Mathieu (en vacances à travers le Japon durant un mois et qui repart pour la France demain), je suis tombé sur la cérémonie d'entrée à l'université. A l'entrée, je me suis demandé ce que c'était : il y avait un monde fou ! Encore une bonne surprise. Et aussi pour Mathieu qui n'en demandait pas tant mais qui a été servi. En aparté, il a été conquis par Kobe (ah... l'atmosphère du quartier de Kitano...).
J'ai donc pu suivre comment une telle cérémonie se déroulait. En premier lieu, tous les clubs font de la pub tout le long de l'université. Tout du long, encore, les nouveaux entrants, super fiers d'avoir réussi le concours, se font prendre en photos par leurs proches. Il y avait des surdoués : accompagnés de leurs mères, les petits enfants faisaient légion ! Réussir le concours à 5 ans, faut le faire !
Les clubs forment une haie d'honneur aux nouveaux étudiants en vue de les prospecter.
La distribution de prospectus... Et beh ! Il n'y avait que ça ! Des cris, des mains tendus, des gens à n'en plus finir. Ça a vite fait de vous donner mal à la tête ! L'erreur fatale serait d'accepter un prospectus. Alors là, c'est la fin : on les accepte tous et on repart avec 500 kg de papier. A ce propos, pauvre forêt amazonienne !
La cérémonie en elle-même est des plus classiques. Les discours de bienvenue, la musique et les chants, les cadres de l'université qui s'expriment, le discours des senpai... et les pompom girls !
L'un des gros bonnets de la fac... le pasteur.
En vidéo, le début de cette cérémonie :
Et les pompomgirls (et boys - mouarf, c'est les meilleurs !) qui entrent en scène :
C'était cool. Les nouveaux étudiants, ainsi que nous, auront bientôt l'occasion de (re)découvrir Kangaku. Celle-ci reprend le 8 avril. Pour de nouvelles aventures : le niveau 5 ! Quant à moi, ça me permettra d'améliorer encore mon japonais. Mes craintes se sont avérées : je n'ai pas passé la seconde épreuve de sélection de l'entreprise japonaise. Dommage...









