25 janvier 2008
Munch au musée
Aujourd'hui, je suis allé voir une exposition sur Edvard Munch (dont la description est visible en bas de cette page), au Musée des Arts de la Préfecture du Hyogo. Munch est mondialement connu pour Le Cri, dont une reproduction était bien-sûr présente au musée.

Hiroko m'avait confié l'envie de voir cette exposition, après avoir vu les affiches à la fac. Profitant du fait que ce musée (par simple coïncidence) ne se trouve même pas à 500 mètres de chez moi, nous nous y sommes donc rendus. Ce fut une bonne idée. Ce musée tout récent (cinq ans) est d'une taille plutôt importante et la taille de l'exposition s'en ressent. Entre originaux et copie pour l'expo, il n'y a pas moins de 110 tableaux, croquis et dessins de son oeuvre. Celle-ci est découpée en plusieurs thématiques : sa vie amoureuse, les travaux pour la mairie d'Oslo, ceux pour la faculté d'Oslo, la collaboration avec Baudelaire pour les fleurs du mal, etc.
Par ces différents tableaux, surtout les personnels, on voit que Munch possède une personnalité tourmentée. L'atmosphère opressante que l'on ressent dans le Cri se retrouve dans bien d'autres oeuvres. Certaines sont plus colorée comme celle-ci, qui représente Milly Thaulow, alias Mrs Heiberg qu'il a aimée (mais manque de chance, elle était déjà mariée...) :

C'était donc plaisant.
23 janvier 2008
L'art de Christian
L'art de Christian, c'est un vieux concept inventé par l'Arabe assis.
C'est en cours d'anglais à la fac. L'Arabe assis est quelque peu discret, en train de préparer un de ses plans dont il a le secret (une future combinaison du loto?)... En bref, il somnole. Le professeur, se ruant sur l'occasion, lui demande de traduire le texte que l'on étudie. C'est alors qu'en pleine lecture, l'Arabe assis nous traduit un magnifiquement fabuleux "art de Christian" là où il était question de "Christian art". Mwahahahahahhaha ! J'en suis encore mort de rire.
Pourquoi faire ressortir de vieux souvenirs comme celui-ci (pardon l'Arabe assis) ? Et bien, je dois dire que les Japonais sont pas mal gratinés là dessus aussi (moi-aussi mais ce n'est pas le sujet :p). Tant en anglais qu'en français.
En français, j'ai par exemple trouvé une boutique de vêtements à Osaka qui s'appelait "l'épicerie". Faut qu'on me dise encore le rapport parce que là, je n'ai pas vraiment compris. Fautes de non-sens, syntaxe, grammaire, orthographe. Tout y passe. En anglais, c'est la même chose. En exemple, je peux vous montrer quelques clichés de ma résidence.
Là, il n'est pas question de nettoyer les (the et pas a) toaster et micro-onde qui se trouvent juste en dessous de l'affiche... Non, non... Vous pouvez nettoyer n'importe lesquels et ce sera ok !
Pensez à fermer les instruments quand vous êtes terminés. Dorés à point ? Saignants ? Comme vous voulez ! Personnellement, je me préfère croustillant.
Il est évident qu'avec ce genre de professeurs, les Japonais n'avancent que très peu en langue :
The World of GOLDEN EGGS Episode24
envoyé par wattarusann
Golden Eggs, Hirokazu nous a montré cette série lors de l'une de nos réunions secrètes. Il faut dire que ça m'a plu. Bon, il faut être fan de l'humour débile. Ca tombe bien, je le suis. J'ai notamment été touché par cet épisode. On se demande pourquoi. Mwahahahah !
19 janvier 2008
Semaine studieuse puis de détente
Que vous dire à part que cette semaine fut banale ? Rien de spécial ne s'est passé. Est-ce que ça mérite un billet ? Bah histoire de dire que je suis encore vivant.
Au programme, c'était révisions... Histoire de ne pas perdre les milliards de kanji (idéogrammes) et points de grammaire que j'ai nouvellement acquis. J'ai bossé aussi sur mon cv en japonais et prospecté les entreprises qui m'intéresseraient. A ce propos, c'est un peu bête que l'année d'échange universitaire se situe après le stage. Ca fait une coupure entre ce stage et l'entrée dans la vie active, un peu embêtant. Et me voici dans de nouvelles recherches (seront elles à nouveau fastidieuses?).
J'ai donc travaillé à la bibliothèque. En apparté, que Hiroko aille à cette université m'encourage d'autant plus à m'y rendre, malgré l'heure de trajet. Haha ! Quoiqu'il en soit, elle est en plein examens jusqu'au 25 (je pense... ptêt le 28 mais bon, comme c'est un lundi et que c'est donc un début de semaine, ça me paraît plus bizarre.). Enfin soit, bon courage !
En outre, jeudi, il y avait une petite soirée au café de Paris de Motomachi (quartier de Kobe) en comité restreint. Il faut voir la taille de ce café qui ne peut acceuillir qu'une quinzaine de personnes. Moi-même, j'avais été prévenu sur le tard et je n'ai pas pu avertir de chères personnes comme Hélène (désolé).
Quoiqu'il en soit, on peut voir sur ce genre de photo que Nicolas est heureux !!! Et pas qu'un peu...
Mwaha !
Au premier plan, à gauche, on peut voir Masaki (qui dit qu'on peut l'appeler Masa et que donc j'appelle Masamune). Il est parfaitement francophone. Il va se rendre d'ici peu en Algérie pour une entreprise japonaise dont j'ai oublié le nom (désolé) qui construit la portion ouest de l'autoroute transméditerrannéenne. Comme son nom l'indique, cette autoroute va traverser le pays d'est en ouest, de la frontière marocaine à la frontière tunisienne dans le nord du pays.
Il se rend donc pour du travail de bureau, pour trois mois ou un an si affinité. Je lui ai dit de faire gaffe parce qu'il allait travailler avec des Algériens qui sont des grosses feignasses. Il m'a répondu que ça ne faisait rien parce que lui-même en était un. En parlant de gros, je lui ai dit aussi qu'il allait prendre au moins 10kg, si pas plus ! D'autant plus qu'il m'a appris par la suite qu'il serait logé en famille d'accueil. Ayayaïe, la mama avec ses platrées de couscous saucé, de shorba, de loubia ! Que d'huile, que d'huile, que d'huile !!! T'es pas sorti de l'auberge.
Au premier plan, à droite, c'est Valéry. Ivoirien de son état, il est à la Kwansei Gakuin depuis environ 6 ans. Il suit les cours réguliers. Il a fini son cursus et se rend en février en Côte d'Ivoire.
Bon vent à vous deux ^_~ !
13 janvier 2008
Spa World
Hirokazu nous avait proposé que l'on se rende à cinq (Hirokazu, Hélène, Yoshiki, Zuzana et moi) au Spa World, à Osaka, après la fin des examens vendredi soir. On s'y est donc rendus.
Madre de Dios, quel machin ! Le Spa World, comme son nom l'indique, c'est un énorme complexe aquatique. Le batiment compte 6 (grands) étages dont les trois derniers sont composés des salles d'eau. Au 4ème : thématique européenne (bain romain, grecs, sauna, etc.) et au 5ème, thématique asiatique (onsen, hammam, etc.). Par alternance mensuel, chaque étage est réservé à un sexe. Le 6ème étage, c'est la partie commune : le centre nautique (la grosse piscine) : jacuzzi, piscines, toboggans de la mort qui tue (on a du m'entendre, avec mes whouuuuhouuuu !).


Un pur moment de détente et d'amusement ! C'est magnifique. Et alors qu'il y a en ce moment une offre spéciale jusque fin mars (tout à 1000 yen au lieu de 3000+ frais toboggans, etc.), c'est le moment d'en profiter ! J'y retournerai.
Et puis dans la série "On prend les mêmes et on recommence", il y a eu une Sayonara Party au même endroit que la Christmas Party... A la fin, je n'avais plus de jambes ! A force de trop danser (n'importe comment) et faire le fou, je tenais à peine debout. Mouliesque, me dira-t-on...
Edition : je viens de récuperer des photos de cette fête. Certaines sont mythiques, comme celle qui va suivre.

C'est bien windows, ça !
12 janvier 2008
Examens
Salut à tous. Cette semaine, c'était une semaine d'examens semestriels : rapports à rendre, tests écrits. Je pense que ça s'est plutôt bien passé.
Certaines fois, c'est bien déconcertant. J'avais fait un rapport en japonais sur un film, Waterboys (qui était assez plaisant au passage, bien que pas film de l'année... mais bon, ça n'était pas sa vocation). Donc, ce rapport, je demande à Hiroko de le corriger avant de le rendre définitivement... Et alors que je pensais que ça durerait cinq minutes, ça a duré près d'une heure ! Et avec des gribouillis, ratures et rectifications partout. Fiouuu, un rien déconcertant : on se sent tout nul après ça.
Mais comme ch'uis un Mouloud, je repars du bon pied et je me remotive (ça pousse encore dans l'objectif de cette année// et des dizaines d'années qui suivent...). On n'est pas sortis de l'auberge. M'enfin, faut bien ça si je veux arrêter de m'exprimer à mes comparses comme le ferait un gamin de dix ans (blocage lors de mots difficiles, tournures de phrases compréhensibles mais quelques fois incorrectes). Courage !
Les rapports en anglais ("business" et "langage et culture"), je pense qu'ils sont présentables. J'aurais du les envoyer à l'Arabe assis pour qu'il me les corrige (ouah la blague ! mwahahahahaha) mais je ne l'ai pas croisé suffisamment pour lui suggérer cette idée. Ce que j'ai fait, ça reste du franglish, mais présentable.
Les examens de langue à proprement parlé se sont aussi bien déroulés... enfin, disons "normalement". Trois écrits, un oral... Et aussi la matière de bourrin (90 points de grammaires et du vocabulaire à gogo). Je pense ne pas avoir été catastrophique. Wait and see.
Maintenant, c'est reparti pour du "repos" jusque début février. Enfin, ça m'empêchera pas d'aller à la fac (histoire de ne pas perdre ce que je viens d'acquérir, ce serait ballot !...).
05 janvier 2008
Nouvel an
Bonne année à tous ! Chez vous, c'était comment ?
Chez moi, on a fait ça comme d'hab... A savoir izakaya, bar puis karaoké. Le décompte s'est fait dans ce bar-disco, le Heaven. Bonne atmosphère... On n'était pas serrés comme des sardines comme on a pu l'être dans d'autres, précédemment. Je pouvais respirer et faire le fou sans piétiner une quinzaine de personne autour de moi ! Ouf ! D'ailleurs, quand je suis entré, une énorme et drôle de surprise m'attendait :
Bref, c'était marrant.
Généralement, au Japon, on passe le nouvel an en famille. On y prépare le Osechi, dont voici un exemple :

D'après ce que j'ai compris, chacun de ces plats ont une signification, tous jeux de mots entre le nom de la nourriture et une catégorie d'évenements à venir. Il faut donc avaler cette nourriture pour se sentir plus fort et accueillir ces évènements. Je ne pourrai malheureusement pas vous dire le nom de chaque plat ainsi que sa symbolique (ça devient trop compliqué pour moi, là).
En outre, pour célèbrer la nouvelle année et pour mettre le plus de chance de son côté, on se rend au temple, c'est le Hatsumôdé (初詣). Je m'y suis rendu en observateur dans le temple Ikuta, près de Sannomiya (centre-ville de Kobé). Il y a (comme de bien-entendu) un monde fou.

On lance tout d'abord une pièce de 5 yen (en japonais : go en... qui veut aussi dire "lien humain") dans un endroit du temple prévu à cet effet, et ceci en priant (et se souhaitant plein de bonnes choses !) en claquant des mains.
Ensuite, il y a l'Omikuji (une espèce de loterie sacrée) dont voici une démonstration :
Comme vous le voyez, on fait tourner la boite. Il en ressort un des parchemins qui sont à l'intérieur. Ce parchemin, qui a été choisi par le sort, indiquerait ce qu'il va se passer cette année. Plusieurs niveaux : de cul bordé de nouille à dévaine totale ! Si la prédiction est bonne, on l'accroche dans un endroit du temple et si elle est mauvaise, on la détruit. Quant à moi, ça disait en gros :"T'arriveras à tes fins mais ce ne sera pas sans difficulté." Comme d'hab en fait, rien de nouveau...
D'autres activités sont présentes dans le temple (nourriture, jeux) qui, de ce côté là, ressemble plutôt à une fête forraine. Il y en a pour lesquels on se demande ce qu'ils foutent là !

Très japonais, tout ça... N'est-ce pas, M. Gür ? Mwaha !









