07 mai 2008
le Lac Biwa
Cette semaine, lundi 5 et mardi 6 mai étaient fériés, ainsi que samedi 3 (z'ont pas de bol quand-même, quand ils ont un jour férié, il faut que ça tombe un samedi :s). Quoiqu'il en soit, cette succession de jours fériés est appelée la Golden Week... qui s'est ici transformée en Golden Week-end.
Nous avons donc profité de ce week-end prolongé, mes amis et moi, pour bouger un peu et nous rendre près du lac Biwa, au centre du Japon.
Nous nous sommes rendus dans la résidence d'été d'un ami, Shin (que je remercie encore), qui est aussi à Kangaku.
A programme : plage (même si froid, plongeon dans l'eau, na!), barbecue, yakisoba, danse, discussion et balade de dimanche soir à mardi après-midi. C'était vraiment sympa.

Mine de rien, c'est la première fois que je mangeais du yakisoba, puisque c'est fait à base de viande (et comme c'était avec celle que j'ai achetée).
Hiro, un vrai chef cuisto
Le Yakisoba est un plat
de nouille cuit à l'huile avec de la sauce, de la viande et un peu de laitue
(bien cachée). C'est pas bien gras tout ça ! L'arabe assis apprécierait.
Et l'atmosphère de ce Japon-là me change de la grosse mégalopole, Kobe-Osaka, dans laquelle je vis quotidiennement. Regardez plutôt :


Et cette gare, rien à voir avec cette grosse artère qu'est la gare d'Umeda, à Osaka !
Ps : j'ai fait de notre virée au lac Biwa un album photo (sur la gauche).
04 mai 2008
Similitudes avec Doraemon
Il est de notoriété, Hélène, Zuzana et Hiroko ne me
contrediraient pas, que j'ai à portée de main divers instruments
utiles dans mes affaires et notamment dans ma trousse. Ça a par exemple
sauver Hélène à plusieurs reprises. Ça me vaut aussi de me faire
appeler Doraemon par Hiroko-"Nobita kun" dans ces moments là.
Doraemon, héros du
dessin animé éponyme, est un chat robot du futur venu pour épauler
Nobita, garçon malchanceux. Ce chat dispose en particulier d'une poche
ventrale où sont disponibles une infinité d'objets qui ont pour but de
l'aider dans sa quête.
Hier, alors que Hiroko me montrait les
diverses photos de son téléphone portable (chanteurs, Moulouds,
amis...), je suis tombé sur cette illustration :

C'est alors que mon cerveau fait "TILT !" et que je demande à Hiroko de me l'envoyer afin de la manipuler quelque peu. Et voici comment je la lui renvoie :

A bah c'est malin ! Mouarf !!
27 avril 2008
Publicité
Hélène fait de la pub et elle n'a même pas pris la peine de m'en avertir. Bah dis donc :s ! Ou ptêt qu'elle a voulu me laisser la surprise ? Toujours est il que je l'ai vue à la gare.

Celle de gauche... C'est le début de la gloire.
Mwahah!
26 avril 2008
La reprise
Qu'est ce qu'il fait, Mouli, ces temps-ci ? Facile, j'ai repris les cours !
Ce semestre, je suis en niveau 5, niveau le plus élevé pour l'apprentissage pur de la langue, de ce programme (après, il y a "japonais académique" ou carrément "cours réguliers", en Japonais avec les autres étudiants japonais. Ça, c'est bien sûr pour ceux qui peuvent les suivre, a priori, ceux qui étaient niveau 4 ou 5 en septembre. Donc, je suis en 5 A et B et en kanji 4 A. Vous suivez ? Depuis le temps que j'explique la différence entre les cours A et B.
Ce qu'on fait, c'est qu'on étudie la plupart du temps des articles de journaux, des journaux télévisés, des émissions, etc. (4B, oral), soit faits soit histoires racontées, le plus souvent anecdotes, vécu d'une personnalité (4A, écrit).
On a par exemple étudié un texte où l'auteur était allé explorer les toilettes du monde (!). Ou encore, un autre qui s'était étonné des hochements de têtes albanais (oui avec un hochement de tête horizontal, et non verticale)... ouais bizarre. Ça paie pas de mine, dit comme ça, mais c'est marrant, et intéressant.
Fait intéressant : il n'est plus question de grammaire, du moins dans ce début d'étude de textes que l'on fait. Y en aura-t-il par la suite ? Est on sensé en savoir suffisamment ?
Quant au bouquin d'oral, il contient des extraits d'articles de journaux plutôt récent (début de l'année 2007). Et là, je vois que c'est parfaitement compréhensible... sauf le vocabulaire, pour lequel il faut s'armer de son dictionnaire. Ça regorge de vocabulaire sans rendre le texte incompréhensible si l'on le lit de manière brute une première fois.
Alors, des fois, c'est marrant, je suis sensé être à un niveau avancé, mais j'ai l'impression que je ne le suis pas. N'aurais-je pas réalisé ? Bien-sûr, je me dit aussi qu'il y a obligatoirement du progrès depuis septembre. Je réalise peu à peu, tout en sachant qu'il y aura toujours des trucs pour me remettre à ma place (et ce sera toujours le cas même en 2080). En outre, je ne sais pas où Fukutomi, qui nous avait en oral en février-mars, allait chercher ses journaux télévisés mais c'était carrément incompréhensible et déroutant, contrairement à celles de maintenant (ptêt aussi que c'est parce qu'elle n'avait aucune méthode?).
A cela, viennent se mêler les cours de kanji. Rien à signaler, comme d'hab : marche ou crève.
Comme professeurs de langue, j'ai Takada (que j'avais déjà eu au niveau 3), Pierre Desproges Sensei (trop drôle, il lui ressemble trop mwahahah! alias Abe) et Morimoto pour les kanji. Rien à redire sur eux. Morimoto, est très scolaire, et c'est très bien comme ça. Takada et Abe, leur passe-temps, c'est de parler. Ils rendent leurs cours passionnant.
Les autres cours : j'ai pris "business japonais", "société japonaise" et "relations internationales du Japon". C'est intéressant.
Business et société sont pris en charge par M. Collick (pas All, mais Martin de son prénom). Je l'avais déjà eu au premier semestre en business. C'est un vieux roublard. On ne saurait dire s'ils ont construit Kangaku autour de lui ou s'il est venu après. Il a 70 piges et est au Japon depuis les années 50. Dans le cours sur la société japonaise, il nous a raconté une anecdote amusante. Il a demande son actuelle femme en mariage... et l'a embrassé pour la première fois quelques jours/semaines après (!). Et beh, quel ordre ! Aye Caramba !
Le cours de relations internationales est assuré par M. Takeuchi. Il parle anglais... comme un japonais quoi (!). Ça restera toujours meilleur que moi (arf). C'est intéressant, surtout les débats qu'on organise... même si c'est vrai que des fois, faut se donner des baffes pour s'éveiller pour cours qu'il donne ensuite. Ah ! Et comme il a donné des cours à Genève, il parle aussi français ! Il sait dire :"je ne parle pas français". Etonnant, non ?
Je ne suis donc pas mort et me porte bien (mwaha!).
17 avril 2008
Un an déjà
Tiens, je viens de me rendre compte que ce blog avait un an, né le 17 avril 2007...
Et bien, joyeux anniversaire !
07 avril 2008
Hanami
Un message rien de plus banal pour un des étudiants en échange qui veut exposer une facette de la culture japonaise (je ne serai ni le premier ni le dernier).
Ce week-end, il a fait beau. L'occasion idéale de sortir en groupe et de se retrouver afin de faire un Hanami, comme il est de coutume, cette période de l'année au Japon. Le parc qui entoure la Shukugawa était tout indiqué pour le faire.

Comme le montrent ces photos depuis la sortie de la gare Shukugawa jusqu'au parc, nous n'étions bien sûr pas les seuls à vouloir nous y rendre. Quel monde !
Pour ceux qui ne le savent pas, un hanami, qu'est ce que c'est ? Ca veut dire littéralement "admirer les fleurs". En fait, c'est la période de floraison des cerisiers. Les Japonais profitent de ce fait pour sortir (encore faut il qu'il fasse beau) en famille et/ou entre amis afin de pic niquer aux pieds de ces cerisiers fleuris, lors de cet instant impermanent qui ne dure que quelques jours par an. Il y a d'autres activités, comme le kingyosukui pour les enfants . C'est de la pêche aux poissons rouges dans un petit bac, comme notre pêche aux canards mais avec des animaux vivants. On rend ces poissons à la fin et on les échange contre des cadeaux. Une véritable foire est donc organisée. C'est un véritable temps de relaxation et d'amusement. 
Causette entre nous.
Nous étions au bas mot 16 (!) à nous être réunis : des étudiants en échange et des autochtones de tous âges, de la famille de Hide (qui nous avait précédemment invité au yakiniku puis au resto de sashimi). Nous avons, par là même, découvert que Hide avait une famille géniale. En espérant les revoir bientôt.
J'ai trouvé une copine pour Ibtissem !
04 avril 2008
Stationnement interdit
En exclusivité, voici les délinquants de Kobe !

Mouarf ! Et c'est comme ça sur près de 100 mètres. Quelle bande de voyous quand même... Ils sont prêts à tout pour arriver le plus vite au pachinko.
Et je n'ai jamais vu de verbalisation de ce coin. C'est désormais admis et personne ne se plaint - faut dire que tout le monde le fait. Rien à fiche que la ligne matérialise le "trottoir", le plus important, c'est le pachinko, na !
03 avril 2008
Cérémonie d'entrée à l'université
Hier, alors que je me suis rendu à l'université avec Mathieu (en vacances à travers le Japon durant un mois et qui repart pour la France demain), je suis tombé sur la cérémonie d'entrée à l'université. A l'entrée, je me suis demandé ce que c'était : il y avait un monde fou ! Encore une bonne surprise. Et aussi pour Mathieu qui n'en demandait pas tant mais qui a été servi. En aparté, il a été conquis par Kobe (ah... l'atmosphère du quartier de Kitano...).
J'ai donc pu suivre comment une telle cérémonie se déroulait. En premier lieu, tous les clubs font de la pub tout le long de l'université. Tout du long, encore, les nouveaux entrants, super fiers d'avoir réussi le concours, se font prendre en photos par leurs proches. Il y avait des surdoués : accompagnés de leurs mères, les petits enfants faisaient légion ! Réussir le concours à 5 ans, faut le faire !
Les clubs forment une haie d'honneur aux nouveaux étudiants en vue de les prospecter.
La distribution de prospectus... Et beh ! Il n'y avait que ça ! Des cris, des mains tendus, des gens à n'en plus finir. Ça a vite fait de vous donner mal à la tête ! L'erreur fatale serait d'accepter un prospectus. Alors là, c'est la fin : on les accepte tous et on repart avec 500 kg de papier. A ce propos, pauvre forêt amazonienne !
La cérémonie en elle-même est des plus classiques. Les discours de bienvenue, la musique et les chants, les cadres de l'université qui s'expriment, le discours des senpai... et les pompom girls !
L'un des gros bonnets de la fac... le pasteur.
En vidéo, le début de cette cérémonie :
Et les pompomgirls (et boys - mouarf, c'est les meilleurs !) qui entrent en scène :
C'était cool. Les nouveaux étudiants, ainsi que nous, auront bientôt l'occasion de (re)découvrir Kangaku. Celle-ci reprend le 8 avril. Pour de nouvelles aventures : le niveau 5 ! Quant à moi, ça me permettra d'améliorer encore mon japonais. Mes craintes se sont avérées : je n'ai pas passé la seconde épreuve de sélection de l'entreprise japonaise. Dommage...
29 mars 2008
Deuxième étape de l'examen d'entrée (2)
Comme ce sujet était un peu long, je l'ai scindé en deux. La première partie se trouve dans le premier article d'aujourd'hui (samedii 29 mars 2008), plus bas. Ici, c'est donc la suite.
L'examen oral, c'était des discussions en groupe.
Les examinateurs soumettaient un sujet et nous devions en débattre
entre tous les postulants. Pas à tour de rôle mais à l'allure d'une
réelle discussion. Il faut s'affirmer. Les examinateurs prenaient des
notes en même temps. Les sujets furent divers et variés. La machine a
eu du mal à se mettre en route. J'avais presque du mal à comprendre
quand l'examinateur soumettait le sujet et quand je commençais
réellement à comprendre, on était déjà dans le vif de la conversation.
Le
premier sujet, je ne l'ai compris qu'après coup, quand tout le monde
discutait. Et encore, je n'en étais pas sûr. Ça parlait du problème
environnemental et nous demandait ce que F. pouvait faire à ce sujet.
J'étais un peu déconcerté et je n'ai rien dit. On va dire que j'étais
attentif...
Le second sujet, c'était : "comment définir une
banane en 30 caractères". Là, je ne suis intervenu qu'une fois lors du
débat, en disant qu'en tant qu'étranger, je peux ajouter que la banane
est exotique et universelle. Le troisième : "en 2012, qui, de AU,
Docomo ou Softbank (compagnies japonaises de téléphones portables), survivra?". Une fille avait dit dès le départ
"Softbank, impossible". Je m'étais pointé ça, puis j'y suis revenu plus
tard. "Pour moi, en tant qu'étudiant étranger, quand je suis arrivé au
Japon, j'ai pu directement prendre Softbank car c'était accessible,
compréhensible et donc très utile". Je n'ai pas eu le temps de
présenter un autre point qui aurait été à la faveur de Docomo, en
sachant que cette firme fait des affaires internationales. Elle a par
exemple vendu le concept d'imode à Bouygues Télécom. Pressé par le
temps, j'y réfléchissais (le temps de me mettre en forme l'idée, de la
traduire et d'écouter les autres en même temps), ça débattait, je
voyais l'examinateur approcher sa main de la cloche puis je n'aurais
pas dû mais j'ai laissé tomber...
Le troisième, c'était de
définir le kanji de ce début d'année... Je ne suis intervenu qu'une
fois en disant que comme je venais d'arriver, pour moi, ce serait
神-Kami. En effet, c'est une des composantes du nom de Kobe-神戸, ville
que je viens de découvrir et donc ce caractère était pour moi important.
Le quatrième sujet concernait la vente et l'image d'Harley Davidson (!). Là, je leur ai dit que je ne connaissais pas trop la situation au Japon, venant de débarqué dans le pays et donc je leur ai demandé si, en tant que Japonais, ils préféraient cette marque ou les différentes motos japonaises. Dans l'échange, j'ai parlé de la situation française... Harley Davidson, image de moto un peu chère en France.
Il y a dû avoir un autre sujet mais je ne me souvient plus trop. Mais je suis intervenu.
Aurais-je du m'imposer plus ? Est ce que c'était bien comme ça ? En tout cas, vaut mieux une intervention qui fait mouche plutôt que de les diluer. On peut dire ça comme ça... Mais on peut dire aussi, qu'il vaut mieux parler pour imposer ses idées... En outre, les examinateurs notaient la posture, l'écoute et la parole. Enfin, je suppose que mon point de vue étranger est quelque chose de positif, tout en sachant que ce qui compte, c'est l'originalité. N'empêche que j'ai toujours ce premier débat en travers de la gorge : ne rien avoir dit.
De tout ça, un autre paramètre entre en compte : le nombre de postulants. Même si tu es très bon, tu peux très bien ne pas passer du fait que les autres sont encore meilleurs que toi.
Quoiqu'il en soit, je ne regrette bien sûr pas d'avoir tenter cela. Je ne pense pas en tenter d'autres. C'est crevant, mentalement. Mais c'est une bonne expérience. Et puis pourquoi pas ? On n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. En tout cas, j'aurai les résultats au maximum le 7 avril, nous verrons bien.
Deuxième étape de l'examen d'entrée
Première partie de ce long article.
F., c'est une entreprise spécialisée dans la vente en catalogue ou en ligne. Les produits qu'ils vendent ou leurs matières premières (s'ils fabriquent eux-même ces produits) proviennent de l'étranger. C'est là que j'interviendrai, étant intéressé de faire de l'import/export et de me mettre en relation avec les parties extérieures. Une amie travaille à F. et m'en a parlé. J'ai donc postulé pour l'embauche d'avril 2009 à la manière japonaise. En effet, les troisièmes années postulent en prévision de la fin des études l'an suivant, le premier cursus se faisant en quatre ans au Japon. Les entreprises font souvent ce genre de batterie de tests pour sélectionner les futurs employés. Là, je dois avouer qu'avec ces 4 niveaux, c'est la crème de la crème ! En tout cas, passer chaque niveau me fait l'effet de passer un niveau à Contra ! Connaissez vous ce jeu hyper dur (on te touche une fois, t'es mort ! et ça fusille de partout! ) ? Quoiqu'il en soit, ici, pas de continue et impossible de recommencer entièrement une nouvelle partie si elle est perdue.
Des suites de la batterie de tests que nous fait passé l'entreprise pour l'embauche de 2009, j'ai passé le second examen ce mardi 25. Mon impression est plus mitigée que la première fois. Je dirai que c'est de l'ordre du 70/30. S'entend que 70, c'est le négatif et 30, le positif.
Plusieurs exercices émaillaient l'examen écrit. Le premier, c'est là où j'ai le plus rayonné. Il fallait écrire une lettre d'amour à l'entreprise. Et comme je suis Français, ça a été (mwaha!). Le second exercice, c'était une espèce de notice explicative de différents cafés équitables. D'après ce que j'ai compris, il fallait dire ce qu'il y avait de faux et ce qu'il fallait modifier. Beh, je voyais rien de répréhensible mais j'ai tenté de répondre en pointant des possibles améliorations (ptêt même pas bonnes). Le troisième exercice : il fallait expliquer les possibles limites à ce que l'on reproduise mensuellement ce genre de notice. J'ai tenté de répondre mais je l'ai peu fait. Bien-sûr, de ces deux exercices, l'important n'était pas de savoir ce qui était faux ou pas, mais c'était comment dire ce que l'on pensait. Enfin, dans le quatrième exercice écrit, il y avait une description avec des mots manquants. Je suppose qu'il fallait remplir les blancs de choses qui avaient rapport avec soi... Je l'ai fait où j'ai pu (où j'ai compris).
Ce qui importe le plus, selon F. (comme ils le précisent dans leur brochure et leur site), c'est l'originalité. Ma candidature est déjà, en soi, originale. Et la lettre d'amour, ça a été positive. Mais pour être original, il faut avoir matière à dire. On va voir ce que ça va donner. Je suppose que ce n'est pas le genre de test où il faut avoir tant de points pour avoir la moyenne, patati-patata. Mais du genre que si tu te plantes partout mais que tu réussis bien un point, ils se focaliseraient dessus. Originalité.









